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Edito 1ère journée
2002-03
Le jeudi 17 octobre 2002 à 22h 12mn
- Edito du 16 17 octobre 2002 -
Il l'était perdu d'avancece match et il l'est !
Bourges bat SCAB 63 95 à 43. Mi-temps 49 - 20; (21-16, 28-4, 24-13,22-10 )
- Pour Bourges : 41 tirs réussis sur 74 (dont 6 sur 19 à trois points; 7 lancers francs sur 11; 39 rebonds (Tuvic, 13);16 fautes d'équipe.
Les points : Da Silva Santos (10) ; Poto (7) ; Grgin (18) ; Souvré (2) ; Drljaca (13) ; Korstine (18) ; Tuvic (12) ; Melain (7) ; N'Dongue (8).
- Pour le SCAB 63 : 18 tirs réussis sur 58 (dont 1 sur 7 à trois points; 6 lancers francs sur 10; 18 rebonds (Dubois et Boonen 4); 19 fautes d'équipe. une joueuse éliminéée
pour cinq fautes, Boonen à la 37 ème miniute. (c'est une première).
Les points : Doan (23), Brazdeikyte (6), Dubois (5), Villain (5), Boonen (4).
Le CJMBB n'a
pas raté sa rentrée hier à domicile en atomisant le SCAB 63 de plus de cinquante points (95-43). Certes, le promu auvergnat n'a pas les mêmes ambitions que les Tango mais, sur la rencontre d’hier soir, la saison s'annonce prometteuse. Côté clermontois, le long travail en vue du maintien a débuté.
BON, c'est vrai que le SCAB 63 n'est pas annoncé comme une «pointure» de
la Ligue et que, de surcroît, les Auvergnates étaient diminuées hier soir. Mais on a rarement vu une entame de saison d'un tel calibre au CJMBB ! On passera volontiers sur les quelques atermoiements du tout début de match, mais ensuite, quelle partie ! Avec un second quart-temps du feu de Dieu et un 28-4 à la clé, le SCAB était déjà à la rue. Heureusement pour tout le monde, les Clermontoises n'ont
jamais abdiqué, ce qui sauva le spectacle... à défaut d'adoucir la note !
Pour ce match d'ouverture, des absences de part et d'autre sont à noter : Sandra Dijon à Bourges en raison d'une blessure à un genou, Christelle
Le Guiader (blessée elle aussi) et Lobela,
la Congolaise pas encore qualifiée coté clermontois. Les locales se présentent dans un cinq majeur forcément inédit : Poto, Melain, Korstine, Drljaca et Tuvic et on note, dès l'entre-deux initial,
un gros déficit en taille des Auvergnates.
Cela ne les empêche pas de rentrer les premières
dans la partie et de voler deux ballon lors de la première minute de jeu.
Dommage pour elles qu'ils ne soient pas concrétisés mais au moins la couleur est annoncé : le SCAB n'est
pas venu en victime expiatoire. D'autant que le CJMBB se montre trop imprécis en ce début pour concrétiser sa supériorité manifeste (4-5, 4e) et Olivier Hirsch ne tarde pas pour prendre le premier temps mort de la saison. Il s'en suit nombre de rotations côté tango mais toujours
pas de jeu bien léché ni même posé. Il faut les contres attaques d'Ilona Korstine pour que les Berruyères reprennent logiquement la main mais à 21-16 à la fin du premier quart-temps, le score est plutôt flatteur pour les locales.
Pas volé néanmoins en raison de la belle réussite à trois points. Qui se poursuit dès l'entame du second quart-temps, ce qui explique que sans génie, le CJMBB signe un premier plus dix (26-16, 13e). Fortes de cet avantage, les locales vont alors réaliser une période de rêve qui va s'étendre sur
tout le second quart-temps. Avec au départ une défense retrouvée qui ne laisse aucun espace et qui scotche proprement des Auvergnates dépassées à seize
au compteur ! A 32-16 (15e), c'est Pascal
Delaliaux qui déclenche le plan Orsec, mais pas vraiment à profit puisque ses protégées viennent de concéder un net et sans bavure 24-0! Un écart qui scelle le glas de leurs espoirs, si tant est qu'elles en aient eu avant d'arriver au Prado... 28-4, tel est le score du second
quart temps et, déjà à la pause, la cause clermontoise est entendue (49-20).
Un CJMBB qui ne se désunit pas à la reprise et qui, tout en variant bien son jeu, accentue encore son avance. Le
SCAB 63 en est réduit à commettre de nombreuses fautes et, là aussi, la sanction est immédiate avec les nombreux lancers francs réussis par Bourges. On note beaucoup de mobilité chez les Berruyères,
y compris avec les grandes et Clermont-Ferrand ne trouve plus que quelques failles offensives au travers d'exploits individuels, la plupart du temps signés Doan.
Bien évidemment, c'est très insuffisant pour soutenir la comparaison avec les locales et ce quart-temps se ponctue sur un superbe une-deux entre Alicia Poto et Vedrana Grgin qui soulève l'admiration du Prado et signe un écart
de quarante points (73-33) !
A l'entame du dernier quart-temps, le SCAB 63 ne baisse pourtant pas les bras, heureusement pour le public et le spectacle. Un côté spectacle pas délaissé non plus
par les Berryères, à l'image de Vedrana Grgin auteur d'une passe phénoménale pour Ilona Korstine idéalement placée sous l'arceau. Tout en déroulant et en faisant tourner son effectif, le
CJMBB s'achemine lentement mais sûrement vers les cinquante points d'écart, c'est chose faite à trente secondes du buzzer et le score final (95-43) traduit mieux qu'un long discours toute la différence qui sépare les deux équipes. Manifestement pas dans la même cour.
- Edito du 17 octobre 2002 -
Rectification
! Le journaliste local de Bourges a confondu les deux
joueuses clermontoise Leighann
Doan et Dana Boonen,
tout comme la personne qui commentait le match, hier au soir,
en live sur le site du CJMBB. Au vu des stats çà paraissait étrange,
un changement de numéro, d'ou l'explication. C'est Leighann qui
score à 23 points, 6 rebonds et seulement 1 faute et c'est Dana qui
score à 4 points, 4 rebonds et qui est éliminé pour 5 fautes.
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Edito du 17 octobre 2002 -
- Retrouvailles avec l'élite, cinq
ans après
SCAB : un retour comme un défi
Cinq ans après son renoncement, le SCAB a regagné la Ligue féminine.
Son objectif, le maintien, relève pour l'heure du défi. Mais avec du travail et une volonté entêtée...
Les
basketteuses du SCAB et basketteurs
du Stade ne seraient-il pas frères et sœurs ?
En tout cas, force est de penser qu'il y a bel et bien un air
de famille quand on dresse le compte de tous leurs points communs.
Comme ce retour dans le monde pro, là aussi secrètement
espéré mais pas vraiment programmé. Comme
ce recrutement tardif et basé sur la complémentarité qui
profite à la polyvalence de l'équipe. Comme cet
effectif qui, au premier abord, paraît bien tendre pour
jouer dans la cour des grandes, challenge que Pascal
Delaliaux, comme son alter ego Jean-Aimé Toupane avec
lequel il partage le même goût du travail, s'est
mis en tête de relever... Mais reprenons, point par point.
La montée ? « Ce n'était pas
l'objectif. Cependant, nous avons commencé à y songer à la
fin de la phase aller, à la lumière de notre classement, des progrès
réalisés et de la fiabilité de notre étrangère
(Leighann Doan) », précise l'entraîneur,
qui a même rêvé, un instant, de toucher au couronnement. Comme
les garçons. « Si Christelle
Le Guiader ne se blesse pas à sept journées de la fin, je suis
convaincu que nous aurions été champions de France », affirme-t-il.
Peu importe. Même sans cette palme, qui n'a
finalement qu'une valeur honorifique, la dernière saison reste belle.
Et en annonce forcément une prochaine plus exaltante, bien que plus aventureuse.
Car si le SCAB avait renoncé à l'élite sous la contrainte
financière en 97, il la rejoint, cinq ans plus tard, avec une trésorerie,
certes, assainie, mais qui ne lui permet pas de rouler sur l'or. D'où cette
question : fallait-il prendre le risque ?
« COUP DE FOUET »
« C'est vrai, nous n'étions
pas complètement prêts à intégrer une
compétition huppée qui exige beaucoup de professionnalisme à tous
les niveaux et je ne tenais pas à partir dans une galère
sans un budget permettant de conduire un projet qui ait un peu
d'allure. A ce propos, je pensais que le partenariat privé mordrait
un peu plus, mais force a été de constater que le
basket féminin est un produit qui ne se vend pas très
bien. On a toutefois pu y arriver et c'est une bonne chose, car,
humainement, c'est une aventure intéressante. Maintenant,
notre objectif est de rester en Ligue, mais si, au pire, nous devions
redescendre en NF1, nous serons au moins allés au bout de
notre rêve », répond André Salagnac,
le président.
« Refuser la montée aurait été une
catastrophe », ajoute Pascal Delaliaux,
sans hésiter. Pourquoi ? « Il y aurait eu démobilisation,
voire éclatement de l'équipe.
Il fallait accepter ce retour en Ligue féminine. C'est une sorte de coup
de fouet », argumente-t-il, tout en sachant que l'opération maintien
sera délicate à mener. D'autant que le promu n'a pas eu les moyens
de taper dans l'étalage du luxe.
Avec ses 540.000 € de budget (masse salariale
encadrée à 280.000 €), le club clermontois n'a pu s'aligner
sur le marché des internationales françaises. Néanmoins,
son investissement apporte tout de même quelques garanties, à l'image
de Lina Brazdeikyte. Rompue depuis
trois saisons au championnat français après ses passages à Bordeaux,
Istres et Reims, l'ailière lituanienne a
l'étoffe d'une leader, offensive notamment, comme elle l'a démontré dernièrement
au mondial chinois.
A côté de cet élément
chevronné, le reste du recrutement est plutôt un pari sur le futur
plus ou moins proche. Nathalie Lobela,
qui dispose de références - elle a été draftée
en WNBA par Cleveland - n'a officiellement pas joué, pour cause de maternité,
depuis près de deux ans. Il faudra, donc, un peu de temps à l'explosive
Congolaise avant de pouvoir donner la pleine mesure de sa puissance sous les
deux cercles.
« TRAVAILLER ET NE PAS SE DÉCOURAGER »
De même, à 23 ans, la Belge Dana
Boonen, dont la carte de visite fait état d'un titre
de champion d'Espagne avec Valence où elle ne tenait pas
toutefois un rôle majeur, est très perfectible,
tout comme la deuxième arrière Emilie
Petiteau qui n'a qu'une année de Ligue avec Sceaux
derrière elle.
Outre rentrer dans les possibilités du portefeuille,
ce recrutement a l'avantage de répondre, en terme de masse physique et
de taille, au besoin du SCAB, solidement charpenté dans cette configuration
(plus de 1,83 m de moyenne). De plus, il se greffe parfaitement sur le noyau
dur qui fut l'artisan de l'accession. Et au total, cela donne un effectif vraiment
complet, surtout que six éléments peuvent doubler et même
tripler certains postes.
« La connaissance des mouvements et
des placements est intéressante dans la perspective des fautes ou d'éventuelles
blessures. Par rapport à nos concurrents directs, c'est-à-dire
ceux qui lutteront pour le maintien, nous constituons la seule équipe à pouvoir
vraiment compter sur dix joueuses, ce
qui peut nous permettre d'exercer une grosse pression défensive »,
expose Pascal Delaliaux avant de
répertorier encore, au chapitre des atouts, « un mental de plomb
et une avidité d'apprendre ».
Pour autant, le
coach ne veut pas parler de promesses, même s'il sait au fond de lui
que le SCAB peut en tenir. « Je
ne suis pas devin. Je ne peux prédire à l'avance la saison que
nous ferons », dit-il, sachant que le tour qu'elle prendra dépendra
de plusieurs paramètres. « De l'état d'esprit du
groupe qui doit admettre l'altruisme comme principe de base pour optimiser
cette force qu'est la valeur de notre banc ; de notre faculté de s'adapter à la
Ligue, la seule différence avec la NF1 étant le vécu, la
culture qui se traduit par une meilleure lecture de jeu et un sens de l'anticipation
; de notre capacité à tirer les leçons de nos premiers matches,
dans la mesure où nous prenons quasiment les quatre Européens d'entrée»,
raconte le coach, avant de livrer cette
conclusion logique : « Il faudra ne pas céder au découragement
et utiliser la première phase pour travailler. L'important, ce sera de gagner au moment des play-out ».
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