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Edito 23ème journée - 1ère journée de la seconde Phase
2002-03
Le dimanche 06 avril 2003 à 23h 21mn
- Edito du 6 avril 2003
- JOYEUX ANNIVERSAIRE AURELIE ;-)
-
LFB : Deuxième Phase - SCAB
- Bordeaux 54
- 73 - Un très mauvais début
LE SCAB a
parfaitement raté ses débuts lors de sa
première rencontre de play-down, ce nouveau championnat au bout duquel
se décideront soit le maintien dans l'élite soit la relégation à l'étage
inférieur. Malgré la bonne rentrée de Leighann
Doan après une longue absence, malgré la grosse partie d'Éva
Nemcova, qui furent les deux meilleures marqueuses de l'équipe avec
respectivement 15 et 18 points, le SCAB sans
vraiment faire mauvaise figure a subi sa troisième défaite face
aux camarades de la Cantalienne et ex-Scabiste, Christelle Mijoule.
Débuts
ratés donc pour une équipe qui entama pourtant
son match de belle manière malgré une ouverture
du score girondine par Lara Ramirez. Eva
Nemcova remit vite la machine sur de bons rails et les
Clermontoises effectuèrent un bon premier quart-temps
qu'elles terminèrent en tête (20-19).
C'est alors que les choses commencèrent à se
gâter avec l'incapacité des filles de Pascal
Delaliaux à attaquer de manière efficace la zone mise en place
par Igor Groudine. Résultat de cette lacune, des tirs à longue
portée qui ne faisaient pas mouche à tout coup, loin de là et
une équipe bordelaise qui, sans faire montre d'un génie particulier,
s'installa en tête de la course pour arriver à la mitemps avec,
déjà, un petit mais confortable matelas d'avance (32-41).
La
seconde mi-temps fut en quelque sorte le prolongement de ce deuxième
quart-temps. Les Clermontoises tentèrent
certes de s'accrocher et ne furent jamais ridicules mais elles
ne purent scorer suffisamment quand, en face, les Bordelaises
se répartissaient la tâche, Emmanuelle Hermouet,
Christelle Mijoule, Elena Nipolskaia et Aurélie Bonnan
se chargeant de faire grimper le compteur.
Lorsqu'il fut temps de faire les comptes, Bordeaux avait une large avance et
le SCAB pouvait déjà se faire quelques cheveux blancs.
A
CHAUD
- Pascal DELALIAUX (entraineur du
SCAB). - « Notre attaque dans la zone adverse n'a absolument pas
marché. Les filles ont su être
agressives en défense, faire preuve de combativité, mais c'est
en attaque que cela n'a pas fonctionné. Les
filles ont manqué d'audace et de vivacité dans ce secteur
et la jeunesse de l'effectif nous a pénalisés. Il y a encore
du travail à faire ».
- Igor GROUDINE (entraîneur
de Bordeaux). - « Je suis content car mon équipe
a fait un bon match. En défense, nous avons su être
efficaces, respecter les consignes, en attaque cela s'est aussi
plutôt bien passé. Je pense que le fait d'avoir
des joueuses d'expérience a été une bonne
chose pour nous face à Clermont dont l'équipe est
jeune. Toutefois, rien n'est encore fait et le plus difficile
va être d'enchaîner ».
-
Edito du 5 avril 2003
- LFB : Deuxième
Phase - C'est mal engagé...
CLERMONT-FERRAND (salle Fleury). Bordeaux bat
le SCAB 73
- 54 . Mi-Temps 41-32. (19-20, 22-12, 12-13, 9-20) ; arbitrage de MM. Lobato
et Jouenne; 300 spectateurs environ.
- Pour le SCAB : 19 paniers sur tirs
38 dont 5 sur 15 à trois points ; 11 lancers francs sur
13 ; 15 rebonds (Nemcova,
4) ; 12 passes décisives (Brazdeikyte,
6) ; 19 balles perdues ; 19 fautes personnelles.
- Cinq de départ : Nemcova (18)
; Brazdeikyte (9)
; Doan (15) ; Villain (5)
; Petiteau (6) ; puis, Dubois (1)
- Pour Bordeaux : 28 paniers réussis
sur 54 tirs tentés dont 8 sur 17à trois points;
9 lancers francs sur 14; 19 rebonds (Nikipolskaia, 6) ; 13 passes
décisives (Mijoule et Hermouet, 4) ; 12 balles perdues
; 12 fautes personnelles.
- Cinq de départ : Mijoule
(10), Hermouet (16), Nikipolskaia (12), Ramirez (8), Bonnan (13).
puis Nikolich (14).
On met les compteurs à zéro et c'est reparti pour
un mini championnat de 6 matchs. En commençant ce soir par
Bordeaux à la maison. L'équipe depuis
fort longtemps se retrouve au grand complet. Les retours de Leighann et Emilie devront
permettre les rotations pour un rendement optimum afin de remporter
une victoire indispensable ce soir.
- Edito du 3 avril 2003
LE SCAB, DEUXIÈME DU CHAMPIONNAT
ESPOIRS
La jeunesse fait plaisir
Le SCAB a de l'avenir. C'est en tout cas ce que l'on peut supposer, à la
lumière des résultats de
sa jeunesse. Si l'équipe
fanion souffre pour se faire une place dans la vitrine du basket
féminin français, celle
des Espoirs, en effet, s'est vite acclimatée dans le
championnat promotionnel de la Ligue Féminine et a prouvé sa
compétitivité en se glissant entre les deux gros
clubs formateurs que sont Mondeville et Bourges, tout en menant
deux compétitions de front avec la
NF3.
Cette deuxième
place, bien entendu, a été accueillie avec
plaisir. « Il y a de quoi, effectivement, être très
satisfait. En même temps, il en découle un peu de
déception. Parce qu'il faut savoir que Mondeville, le
champion, nous avait battus
d'un point salle Fleury,
alors que nous avons gagné de
trois chez lui. On aurait donc pu accrocher le titre »,
raconte Khalid Gharib.
Reste que l'entraîneur de la
relève clermontoise ne fait pas la fine bouche et savoure ce qu'il
qualifie être « la récompense subjective du travail fait.
Je veux dire que ce bon classement est à la fois important et ne l'est
pas, en ce sens que ce n'était pas un objectif. Notre priorité reste
d'amener ces jeunes filles au maximum de ce qu'elles peuvent faire et il ne
faut pas oublier qu'elles sont dans un cursus de formation qui est loin d'être
terminé ».
Il y a donc encore du travail et le coach a
pu le mesurer au travers d'un championnat qu'il
découvrait et qui l'a surpris par son caractère très disparate. « Le
niveau est très hétérogène parce que certains clubs
ne jouent pas le jeu. Ils se moquent éperdument des Espoirs. En revanche,
il y a deux fortes équipes avec Mondeville et Bourges et un groupe de
deux ou trois autres de notre valeur ».
L'expérience a, cependant, été globalement intéressante
et profitable. « On a appris et pu se jauger, comparer notre formation
par rapport à ceux qui mènent une réelle politique en
ce sens-là. On a constaté que nous avions du retard et que nous
n'avions pas tous les moyens pour former. Ne serait-ce qu'au niveau de la détection
et d'un recrutement hors région, parce que nous n'avons pas, en marge
du club, les structures d'accueil », conclut Khalid Gharib, dont la saison
n'est pas tout à fait finie.
Car si les « jeunes » n'ont pas de play-offs, il leur reste à disputer
le Trophée Espoirs qui regroupe les quatre meilleures équipes.
Ainsi, le SCAB doit recevoir Bourges
et espère bien confirmer son récent succès sur le CJMBB
pour gagner le droit de rencontrer le vainqueur de Mondeville - Valenciennes,
en lever de rideau d'une finale du championnat
de Ligue.
- Le groupe espoirs du SCAB : Stéphanie
David, Anaïs Gellet, Aurélie Jeulin, Paoline
Salagnac, Elsa Royer, Julie
Robin, Aurélie
Cibert, Sidonie Chapotot, Nathalie Eyraud, Sandra Da Costa,
Aurélie Durain, Laurène Valette, Nina Biao, Khalid
Gharib (entraîneur),.
- Edito du 2 avril 2003
- Euro-Cup :
Matchs aller des quarts Les 2 clubs français remportent
la première manche.
Bordeaux - Caja Rural de Gran Canaria 66-60
Alessandria - Aix en Provence 64-69
Dynamo Moscou - Ano Liosia 59-60
Vrsac - Samara 59-70
- Edito du 1er avril 2003
Danger sur le futur de l'équipe de
France
UN réel danger plane au-dessus.du futur de l'équipe de France
de basket-ball féminin en raison du temps de jeu réduit accordé aux
jeunes joueuses françaises, les clubs enrôlant de plus en plus
d'étrangères.
Le
Tournoi de la Fédération, qui s'est achevé dimanche à Clermont-Ferrand
sur la victoire de Valenciennes,
a mis une fois de plus en évidence une réalité inquiétante
: les entraîneurs hésitent à confier des
responsabilités aux Françaises dans le déroulement
normal d'un match.
Il y a trois ans, les clubs de Ligue féminine comptaient en moyenne
trois filles (sur dix) à passeport non français. Désormais,
elles sont cinq.
Seule Valenciennes fait un peu exception à cette règle. L'USVO
compte une majorité de joueuses hexagonales, mais ce sont toutes - ou
presque - des internationales.
Face à cette concurrence, les jeunes Françaises ont donc vraiment
du mal à se faire une place. On ne fait appel à elles que pour
pallier les blessures, reposer les cadres lorsque la différence est
faite, ou pour tenter un ultime coup de poker quand tout va mal.
Leurs minutes sur les parquets font souvent peau de chagrin. Et, cercle vicieux,
ne jouant que très peu, elles ne prennent pas confiance et ne parviennent
pas à s'imposer. Aussi, c'est toujours vers des « Bosman » que
se tournent les responsables techniques pour trouver leur bonheur. Même
les sélectionnées n'ont pas toujours une grande présence.
A Tarbes, Laure Savasta est l'une des patronnes. Mais, dans le même club,
Dominique Tonnerre n'est pas le premier choix. A Bourges, l'athlétique
Sandra Dijon n'est qu'une intérieure de complément.
Le président de la Ligue féminine, Jean-Pierre Suitat, est tout à fait
conscient d'un problème s'aggravant chaque saison. Il critique ce qu'il
appelle « la course à l'armement », surtout pour les formations
qui n'ont d'autres ambitions que d'éviter la relégation.
MODIFICATIONS
Le
sélectionneur national, Alain Jardel, a souvent alerté ses
dirigeants. C'est à une Française jouant aux Etats-Unis,
Lucienne Berthieu, aujourd'hui à Aix, qu'il a dû confier
les clefs du secteur intérieur après la retraite
d'Isabelle Fijalkowski, pour le Mondial 2002. Il n'avait personne
d'autre. « Il y a des jeunes qui arrivent régulièrement,
mais elles sont freinées par les étrangères
(ex : Claire Tomaszewski ou Elodie
Bertal à Valenciennes) », déplore le
directeur technique national (DTN), Jean-Pierre de Vincenzi,
constatant également que « les centres de formation
manquent de moyens ».
Alors que les carrières des filles en or de l'Euro-2001 s'approchent
inexorablement de la fin, le patron de la LFB est décidé à interrompre
ce mouvement. Il veut, pour la saison prochaine, mettre en place des modifications
favorisant les Françaises.
Dans les quinze jours, Suitat va proposer aux présidents des clubs trois
mesures phares : suppression des Espoirs remplacés par des centres de
formation réservés aux cadettes, passage de deux à un
du nombre de clubs relégués et, surtout, limitation à quatre étrangères.
C'est cette dernière proposition qui risque d'être la plus contestée.
Suitat, le sait. Il entame en tous cas les négociations avec un certain
optimisme et avec une ferme volonté d'aboutir. Car, selon lui, c'est
la seule façon de pérenniser les (bons) résultats de l'équipe
de France.
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