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Edito du Tournoi de la Fédération 2003 à Clermont
2002-03
Le mercredi 02 avril 2003 à 23h 11mn
Le Tournoi de la Fédération
- Edito du 2 avril 2003
- Euro-Cup :
Matchs aller des quarts Les 2 clubs français remportent
la première manche.
Bordeaux - Caja Rural de Gran Canaria 66-60
Alessandria - Aix en Provence 64-69
Dynamo Moscou - Ano Liosia 59-60
Vrsac - Samara 59-70
- Edito du 1er avril 2003
Danger sur le futur de l'équipe de
France
UN réel danger plane au-dessus.du futur de l'équipe de France
de basket-ball féminin en raison du temps de jeu réduit accordé aux
jeunes joueuses françaises, les clubs enrôlant de plus en plus
d'étrangères.
Le
Tournoi de la Fédération, qui s'est achevé dimanche à Clermont-Ferrand
sur la victoire de Valenciennes,
a mis une fois de plus en évidence une réalité inquiétante
: les entraîneurs hésitent à confier des
responsabilités aux Françaises dans le déroulement
normal d'un match.
Il y a trois ans, les clubs de Ligue féminine comptaient en moyenne
trois filles (sur dix) à passeport non français. Désormais,
elles sont cinq.
Seule Valenciennes fait un peu exception à cette règle. L'USVO
compte une majorité de joueuses hexagonales, mais ce sont toutes - ou
presque - des internationales.
Face à cette concurrence, les jeunes Françaises ont donc vraiment
du mal à se faire une place. On ne fait appel à elles que pour
pallier les blessures, reposer les cadres lorsque la différence est
faite, ou pour tenter un ultime coup de poker quand tout va mal.
Leurs minutes sur les parquets font souvent peau de chagrin. Et, cercle vicieux,
ne jouant que très peu, elles ne prennent pas confiance et ne parviennent
pas à s'imposer. Aussi, c'est toujours vers des « Bosman » que
se tournent les responsables techniques pour trouver leur bonheur. Même
les sélectionnées n'ont pas toujours une grande présence.
A Tarbes, Laure Savasta est l'une des patronnes. Mais, dans le même club,
Dominique Tonnerre n'est pas le premier choix. A Bourges, l'athlétique
Sandra Dijon n'est qu'une intérieure de complément.
Le président de la Ligue féminine, Jean-Pierre Suitat, est tout à fait
conscient d'un problème s'aggravant chaque saison. Il critique ce qu'il
appelle « la course à l'armement », surtout pour les formations
qui n'ont d'autres ambitions que d'éviter la relégation.
MODIFICATIONS
Le
sélectionneur national, Alain Jardel, a souvent alerté ses
dirigeants. C'est à une Française jouant aux Etats-Unis,
Lucienne Berthieu, aujourd'hui à Aix, qu'il a dû confier
les clefs du secteur intérieur après la retraite
d'Isabelle Fijalkowski, pour le Mondial 2002. Il n'avait personne
d'autre. « Il y a des jeunes qui arrivent régulièrement,
mais elles sont freinées par les étrangères
(ex : Claire Tomaszewski ou Elodie
Bertal à Valenciennes) », déplore le
directeur technique national (DTN), Jean-Pierre de Vincenzi,
constatant également que « les centres de formation
manquent de moyens ».
Alors que les carrières des filles en or de l'Euro-2001 s'approchent
inexorablement de la fin, le patron de la LFB est décidé à interrompre
ce mouvement. Il veut, pour la saison prochaine, mettre en place des modifications
favorisant les Françaises.
Dans les quinze jours, Suitat va proposer aux présidents des clubs trois
mesures phares : suppression des Espoirs remplacés par des centres de
formation réservés aux cadettes, passage de deux à un
du nombre de clubs relégués et, surtout, limitation à quatre étrangères.
C'est cette dernière proposition qui risque d'être la plus contestée.
Suitat, le sait. Il entame en tous cas les négociations avec un certain
optimisme et avec une ferme volonté d'aboutir. Car, selon lui, c'est
la seule façon de pérenniser les (bons) résultats de l'équipe
de France.
- Edito du 31 mars 2003
- Tournoi
de la Fédération Face à une belle réplique
Aixoise (69-63)
Valenciennes plus structuré, plus dense
Aix
a tout tenté, et plu par la même occasion, mais il
n’y eut rien à faire. Il s’est lancé dans
son défi à corps perdus, sans complexe ; il y a mis
son gros cœur, sa rage même et tous ses atouts ou astuces
basket qu’Abdou N’Diaye distribua savamment de son
banc. Cela n’a pas suffi. Valenciennes reste Valenciennes,
c’est-à-dire la montagne actuelle du basket féminin
français et, bien que longtemps ébranlée,
elle ne se laissa pas renverser. Forte de certitudes forgées
sur un physique au-dessus du lot et un basket plus dense et mieux
maîtrisé, l’USVO a réalisé sa
première levée de l’année, sur le parquet
de la Maison des Sports, en remportant son sixième Tournoi
de la Fédération, le deuxième consécutif
(69-63).
Aix,
c’est vrai, a un côté emballant. Avec ses
coups d’adrénaline, de folie qui laissent parfois
l’adversaire pantois, même de la trempe de Valenciennes.
Ainsi, celui-ci, embarqué dans une partie électrique,
se laissa berner par un adversaire jouant, dans un premier temps,
sur une zone, dont il déclina toutes les variantes au
fil des minutes, et offensivement sur la tête de Harrower,
les épaules de Berthieu et l’abattage dans l’ombre
de Kehrenberg.
L’affaire fonctionna, jusqu’à ce
que Valenciennes ait, à son tour, son coup de sang. C’est-à-dire
au démarrage d’un deuxième quart temps abordé à la
traîne (21-22). Là, Sauret et ses partenaires se firent plus strictes
en défense. De cette pression montante, elles gagnèrent six ballons
de contre qui, ajoutés aux rebonds offensifs d’Antibe, créèrent
un premier break sous la forme d’un 12-0 (33-22).
Seulement,
Aix avait encore des ficelles dans son sac à malice et
du jus dans le moteur. Et, là, ses électrons libres
entrèrent en piste. Obama mit fin à cinq minutes
de silence, Castro Marques prit feu et Harrower, d’un panier à trois
points juste avant la mi-temps, expédia le trouble-fête
en tête aux vestiaires (37-39), dont il ressortit encore
emballant avec son jeu à risques, celui de son tempérament
et de ses moyens.
Reste que ce basket de funambule a aussi son revers
de la médaille. L’euphorie, c’est bien beau, mais cela ne
dure pas éternellement et, derrière, il y a forcément des
coups de grisou qui surviennent et dont on ne se relève pas. Et, au bout
du compte, Aix aura seulement laissé croire 25 minutes que la montagne
jaune…
Un petit temps mort de Buffard et un court passage
en zone mirent un terme à la farce aixoise. Et Valenciennes, qui avait
dû aussi composer avec une grosse maladresse (16 sur 41 après vingt
minutes), imposa doucement, mais sûrement son basket plus carré,
plus structuré, plus solide, Sauret, Antibe, Wauters, Le Dréan
et Feaster apportant tour à tour la diversité. Bref, tout ce qui
fait le champion et laisse présager que la superbe année 2002 aura
un prolongement en 2003.
- Tournoi
de la Fédération Troisième place /Tarbes
trop faible (79-49)
Bourges retrouve du peps
Il
n’est pas toujours évident de se remettre au plus
vite d’une grosse désillusion. Au lendemain de son élimination
devant Aix, Bourges, toujours privé de Souvré et
sans Godoy, eut donc le mérite de rebondir, hier à l’heure
de la sieste. En retrouvant un peu plus de peps et, surtout, un
collectif, le CJMBB ne laissa pas passer l’occasion de se
rassurer au cours de cette petite finale, Tarbes ramassant, comme
prévu la cuillère de bois du Tournoi de la Fédération.
Pour autant, il n’y a pas de quoi pavoisé.
D’abord que ce succès doit être relativisé en fonction
de la valeur d’un adversaire moins fort et encore affaibli par le forfait
de Sarenac et le départ de Machangana. Ensuite parce que ce ne fut pas
le Pérou, à l’image d’un premier quart temps peut-être
joué sur la déception de la veille. En fait, Bourges entra dans
cette partie avec son jeu stéréotypé et sans mouvement,
les choses forcées succédant aux shoots retenus et aux passes téléphonées.
Néanmoins,
les basketteuses du Cher le terminèrent en tête
(14-13), sur un éclair arrivant comme le signe avant-coureur
de l’embellie qui suivit et scella, pour tout dire, le
sort de la rencontre. A cet instant, Tarbes fit le mauvais choix
de passer en zone et Bourges - qui eut la même idée,
mais, lui, en tira un bien meilleur profit - ne fut plus ennuyé par
une défense flottant à souhait devant ses lignes
de passe. Du coup, il put alors s’appuyer sur un jeu de
fixation intérieur, Mélain prit la mène
pour faire souffler la jeune Dieng et éclaira, par de
belles passes, le jeu berruyer. Il ne restait plus qu’à Korstine
(11 points dans ce quart temps) à s’engouffrer dans
les intervalles et Santos et Ndongue à parachever cette
premières estocade dessous et au rebond offensif (38-25).
Tarbes, en mal d’inspiration et s’empalant
régulièrement dans la défense adversaire compacte, avait
lâché du lest, beaucoup trop de lest pour espérer revenir.
Ce d’autant plus que, cette fois sur les bases d’une individuelle
suffisamment rigoureuse, Bourges ne relâcha pas son effort à la
reprise. Korstine continua sur sa lancée, Melain, tantôt passeuse,
tantôt provocatrice, hérita de lancers, Dieng alluma une mèche à trois
points. Ainsi, un 12-2 portant la marque à 50-27 engagea les deux coaches à faire
tourner avant l’heure, à solliciter leurs espoirs et les deux équipes à finir
sur le mode du plaisir.
-
Edito du 30 mars 2003
Coupe de France :
Quarts de finale
A la mi-temps de la Finale du
Tournoi de la Fédération opposant Valenciennes à Aix
en Provence, Isabelle Fijalkowski a réalisé le tirage au sort
des quarts de finale de la Coupe de France féminine
qui se déroulera le week-end du 19 et 20 avril 2003.
Le groupe A jouera à Rezé (44)
Rezé Nantes (NF 1) - Villeneuve d’Ascq
Montpellier - Mondeville
Le groupe B jouera à Valenciennes
- Valenciennes - Tarbes
- Stade Clermontois - Bourges
- Tournoi
de la Fédération finales :
Pas la finale tout à fait
attendue. Valenciennes, qui a
justifié lors de la première demi-finale son statut
d’archi favori en dominant sans trembler Tarbes (78-55),
ne retrouvera pas son grand rival berruyer, cet après-midi à 16
heures sur le parquet de la Maison des Sports, en finale du Tournoi
de la Fédération qu’il côtoyait depuis
2001. Timide et fébrile, Bourges s’est
fait écarter par une formation d’Aix-en-Provence beaucoup
plus pimpante, beaucoup plus cohérente qui a largement mérité sa
qualification (65-56).
Valenciennes
bat Aix-en-Provence, 69-63 (21-22, 16-17, 15-8,17-16)
; arbitrage de MM. Castano et Mateus ; 2.500 spectateurs environ.
- Pour Valenciennes : 30 paniers
sur 68 tirs dont 4 sur 16 à trois points ; 5 lancers francs
sur 9 ; 36 rebonds (Wauters, 10) ; 22 passes décisives
(Le Dréan, Lawson et Sauret, 5) ; 16 balles perdues ;
15 fautes personnelles.
- Cinq de départ : Feaster
(8) ; Lawson (4) ; Sauret (12) ; Antibe (12) ; Wauters (13) ;
puis, Batkovic (4) ; Le Dréan (16).
- Pour Aix-en-Provence : 24 paniers
sur 63 tirs dont 5 sur 19 à trois points ; 10 lancers
francs sur 12 ; 33 rebonds (Kehrenberg, 14) ; 11 passes décisives
(Harrower, 5) ; 18 balles perdues ; 13 fautes personnelles ;
deux joueuses éliminées : Berthieu (39e), Castro
Marques (40e).
- Cinq de départ : Berthieu
(17) ; Mandic (12) ; Harrower (16) ; Castro Marques (14) ; Kehrenberg
(2) ; puis, Obama (2).
- Laurent BUFFARD (entraîneur de Valenciennes). « Ce
soir, nous avons battu une équipe de valeur. Et pour nous,
c'est très bien. Pour une fois que nous sommes menés
au score, il était intéressant de voir la réaction
de l'équipe. Ce match est donc une bonne répétition
pour les compétitions qui nous attendent ».
-
Sandra Le DRÉAN (Valenciennes, MVP du Tournoi). « C'est
mon premier prix. Mais ce n'est pas important. Ce qui l'est,
c'est que nous voulions gagner le Tournoi pour faire comme l'année
dernière. Cela n'a pas été facile. Nous
avons pris beaucoup de points en première mi-temps et
essayé de resserrer dans la deuxième face à une équipe
très agressive».
- Abdou N'DIAYE (entraîneur d'Aix). « La
victoire revient à l'équipe la plus complète,
la plus expérimentée et la plus fraîche physiquement.
Nous, nous n'avons jamais démissionné, tout donné et
toujours crû en nous. Je suis très fier de l'équipe,
de ce qu'elle a fait sur les deux matches. Déjà,
nous avons créé la surprise en arrivant en finale ».
Bourges bat Tarbes, 79-49 (14-13,
24-12, 21-10, 20-14) ; arbitrage de MM. Antiphon et Joly ; 2.000
spectateurs environ.
- Pour Bourges : 27 paniers sur 58
tirs dont 2 sur 8 à trois points ; 23 lancers francs sur
26 ; 37 rebonds (Santos, Korstine, Tuvic, 7) ; 20 passes décisives
(Melain, 7) ; 19 balles perdues ; 16 fautes personnelles.
-Cinq de départ : Dieng (5)
; Korstine (27) ; Tuvic (7) ; Melain (18) ; Dijon (4) ; puis,
Santos (15) ; Ndongue (3).
- Pour Tarbes : 20 paniers sur 57
tirs dont 2 sur 13 à trois points ; 7 lancers francs sur
10 ; 19 rebonds (Radunovic, 8) ; 11 passes décisives (Radunovic,
4) ; 21 balles perdues ; 17 fautes personnelles.
- Cinq de départ : Savasta
(4) ; Hill (13) ; Dumerc (4) ; Radunovic (8) ; Tonnerre (15)
; puis, Gomis (2) ; Tran Van Nho (3).
-
Edito du 29/30 mars 2003
- Tournoi
de la Fédération Demi-finales :
- Tarbes vite écarté (78-55). Valenciennes en tête d’élite.
Valenciennes bat Tarbes,
78-55 (16-13, 26-16, 22-10, 14-16) ; arbitrage de MM. Castano
et Joly ; 1.500 spectateurs environ.
- Pour Valenciennes : 29 paniers
sur 61 tirs dont 3 sur 7 à trois points ; 17 lancers francs
sur 21 ; 42 rebonds (Bertal, 8) ; 21 passes décisives
(Sauret, 8) ; 10 balles perdues ; 18 fautes personnelles.
- Cinq de départ : Feaster
(2) ; Lawson (2) ; Sauret (5) ; Antibe (7) ; Wauters (18) ; puis,
Le Dréan (16) ; Batkovic (18) ; Bertal (2) ; Tomaszewski
(8) ; Joly (0).
- Pour Tarbes : 20 paniers sur 56
tirs dont 3 sur 12 à trois points ; 12 lancers francs
sur 18 ; 22 rebonds (Gomis, Dumerc, Tonnerre, 3) ; 14 passes
décisives (Savasta et Hill, 3) ; 17 balles perdues ; 14
fautes personnelles.
- Cinq de départ : Savasta
(4) ; Hill (12) ; Dumerc (7) ; Radunovic (4) ; Tonnerre (4) ;
puis, Seidel (8) ; Gomis (6) ; Luptakova (8) ; Tran Van Nho (1)
; Gauthier (1).
- Laurent BUFFARD (entraîneur de Valenciennes). « Nous
avons joué contre une équipe diminuée. Donc
automatiquement dangereuse car, inconsciemment, mes joueuses se
sont déconcentrées face à des joueuses évoluant
au-dessus de leur potentiel.
» Nous donnons de la sorte dix points gratuits et faisons preuve d'un manque
d'agressivité offensive. Sinon, nous avons respecté les objectifs
: en un, gagner ce match ; en deux, gérer les temps de jeu pour dimanche
(NDLR : aujourd'hui). Je pars du principe que, l'an dernier, une victoire au
Tournoi de la Fédération avait été un très
bon élan pour la suite de la saison ».
- Edwige LAWSON (joueuse de Valenciennes). « Effectivement,
nous n'avons pas démarré avec notre rythme de jeu
habituel. Nous avons ainsi commis des pertes de balles un peu
stupides. Cela venait peut-être d'un manque de concentration
de notre part. Désormais, il va falloir reprendre nos
bonnes habitudes. Quant à notre adversaire en finale,
je n'en ai pas de préféré. ».
- Damien LEYROLLES (entraîneur de
Tarbes). « Nous avons, en effet, été dominés
dans tous les secteurs, notamment physiquement, comme l'a montré le
rebond. Valenciennes est mal entré dans le match, nous
avons espéré un peu. Espérer, c'est-à-dire
faire douter l'USVO le plus longtemps possible. Même en
l'absence de nos deux joueuses intérieures, nous nous
devions d'avoir une prestation intéressante ».
- Céline DUMERC (joueuse de Tarbes). - « Nous
avons été débordées dans les deux
périodes. Nous revenons un peu après leur 16-0,
mais, ensuite, c'est fatal, nous nous inclinons. Nous manquons
d'impact physique. Là, il faut se motiver, sinon nous
prenons 40 points dans les carreaux. Valenciennes est une grosse écurie,
avec de gros talents, présents dans les gros matches ».
Plus haut, plus lourd, plus riche.
Tout simplement plus fort. Valenciennes s’est ouvert logiquement
et tranquillement, hier, la voie de sa troisième finale
consécutive du Tournoi de la Fédération, dans
une Maison des Sports animée par une fanfare nordiste toute
jaune, joyeuse et inlassable (78-55). Bref acquise toute à sa
cause. Laquelle fut, donc, rapidement entendue, la première
demi-finale de la soirée tournant sec au bout de dix minutes.
Comme toute équipe n’ayant rien à perdre,
Tarbes commença pourtant par jouer crânement sa chance. Mais, face à une
machine à asphyxier et broyer, son cœur s’essouffla après
quelques enjambées et sa vaine vaillance fut vite mâtée.
Valenciennes s’y appliqua, en fait, quasiment d’entrée en
pilonnant son secteur faible ou du moins affaibli par le forfait de Sarenac,
dont l’absence se fit cruellement ressentir après le premier quart
temps.
Certes, jusque-là, le TGB réussit à faire vivre l’illusion
en terminant cette période quasiment sur les talons de son adversaire
(16-13) et en laissant croire que les premières apparences auraient
pu être trompeuses. Mon œil, oui. A la vérité, elles
ne se reflétèrent pas au tableau lumineux, parce que Laurent
Buffard décida de ne pas jouer avec le feu et envoya au relais de Wauters
sanctionnée de deux fautes une Batkovic qui, prise à froid, dut
chauffer ses poignets avant de faire du mal dans la raquette. Ensuite, parce
que Tarbes truqua un tantinet en variant les plaisirs défensifs et en
trouvant l’occasion de se refaire avec un panier de Dumerc à trois
points et une bonne mise en route de Seidel.
Reste que les impressions de départ se confirmèrent
sans plus tarder. Au retour sur les planches, les copines de Laure Savasta souffrirent
de plus en plus dans leur peinture ou sous le cercle adverse d’où elles
furent régulièrement rejetées. Dans ces conditions, contraintes
de jouer sans véritable possibilité d’alternance et au grand
large, elles furent le plus souvent obligées de prendre des tirs risqués,
quand elles purent même les prendre, la sirène des 24 secondes les
rattrapant deux fois avant la mi-temps.
Et l’équilibre rompit brutalement,
sous le poids de Batkovic et de quelques paniers sur jeu rapide procurés
par une défense de moins en moins complaisante. Tarbes essuya, de la sorte,
une première rafale (14-0 en 4’30’’ et 30-13 au score),
dont il fit mine de se relever par Luptakova, la Tchèque jouant les pompiers.
Pas longtemps toutefois. Laurent Buffard montra la densité du champion
en sollicitant toutes ses réserves et largement, son « cinq mineur » lui
rapportant la bagatelle de 44 points. Le Dréan pointa d’abord le
bout de son nez et Tomaszewski se leva du banc sans appréhension pour
punir le passage en zone tarbais de deux paniers à trois points.
Au-delà du score (42-29), la domination du détenteur du Trophée
se retrouvait dans toutes les lignes de stats, l’évaluation collective étant
là pour en attester (55-18 à mi-parcours, 107-39 à la
fin). Bref, le match était plié après vingt minutes, ce
d’autant plus que l’USVO, ne voulant sans doute pas jouer avec
ses nerfs, en remit immédiatement une couche à la reprise (50-31),
avant de finir relâchée, mais sans jamais vraiment décompresser.
-
Bourges à la trappe (65-56). Aix confirme et s’affirme.
Aix-en-Provence bat Bourges,
65-56 (23-10, 13-19, 17-16, ) ; arbitrage de MM. Mateus et Antiphon
; 2.000 spectateurs environ.
- Pour Bourges : 17 paniers sur 60
tirs dont 1 sur 14 à trois points ; 21 lancers francs
sur 23 ; 39 rebonds (Ndongue, 10) ; 11 passes décisives
(Melain, 4) ; 20 balles perdues ; 29 fautes personnelles.
- Cinq de départ : Godoy (0)
; Santos (4) ; Korstine (14) ; Tuvic (16) ; Melain (13) ; puis,
Dijon (2) ; Drlajaca (2) ; Ndongue (5) ; Dieng (0).
- Pour Aix-en-Provence : 19 paniers
sur 57 dont 3 sur 11 à trois points ; 24 lancers francs
sur 34 ; 37 rebonds (Berthieu et Mandic, 10) ; 10 passes décisives
(Mandic, 4) ; 10 balles perdues ; 18 fautes personnelles.
- Cinq de départ : Berthieu
(14) ; Mandic (13) ; Harrower (10) ; Castro Marques (19) ; Kehrenberg
(5) ; puis, Obama (0) ; Sy (2) ; Lacroix (2).
- Olivier HIRSCH (entraîneur de Bourges). « La
victoire d'Aix s'est surtout décidée au premier quart-temps.
Après, nous avons passé notre temps à essayer
de recoller au score. Nous avons fait illusion au deuxième
quart-temps face à une équipe beaucoup plus conquérante
et volontaire que nous. Si nous commettons -beaucoup de fautes,
c'est parce que l'agressivité d'Aix était bien orientée,
alors que, nous, nous n'étions pas bien organisées.
Nous n'avons pas d'adresse, car nous ne jouons pas en rythme et
nous n'avons pas de rebonds parce que nous manquons de volonté sur
la conquête de la balle. Bien sûr, avec Godoy sur une
jambe (tendon) et sans Souvré, cela a eu une incidence sur
le match. Sans Yannick, l'équipe se retrouve orpheline ».
- Emmeline NDONGUE (Bourges). « Nous
ne sommes pas entrées dans le match comme nous aurions
dû le faire. Défensivement, nous avons fait un très
mauvais premier quart-temps et nous le traînons ensuite
tout le match, même si nous revenons. D'une manière
générale, notre jeu était un peu trop statique.
Sans Yannick, notre joueuse n° 1, ce n'est plus pareil ».
- Abdou N'DIAYE (entraîneur d'Aix). « Nous
avons bien contrôlé le match, de bout en bout. Les
filles ont été généreuses dans l'effort,
enthousiastes et déterminées. L'équipe était
très motivée et a voulu entrer tout de suite dans
la rencontre. Elle le voulait au fond d'elles-mêmes. Savourons
maintenant avant de rencontrer l'ogre ».
- Lucienne BERTHIEU (Aix). « Nous
commençons à bien connaître Bourges. Pour
remporter ce troisième match de suite contre elles, nous
avions une très bonne stratégie que nous avons
appliquée à la lettre. Nous avons notamment fait
un très bon travail au rebond ».
Est-ce véritablement une
surprise ? Sans doute au regard des classements des deux équipes.
Sûrement pas à la lumière du doublé aixois
devant la CJMBB pendant la phase régulière. En tout
cas, sa qualification pour la finale du 13e Tournoi de la Fédération
n’est vraiment pas imméritée, comme le score
l’indique (65-56). Les filles d’Abdou N’Diaye,
plus pimpantes, plus cohérentes, plus enthousiastes ont,
en effet, globalement maîtrisé une formation berruyère étonnamment
timide, peureuse, et surtout sans grandes ressources comme si elle était
ressortie lessivée d’une campagne européenne éprouvante.
Est-ce la décompression, justement, après
sa qualification pour le final four de l’EuroLigue. Est-ce encore l’effet
pervers de ses deux défaites en championnat face à Aix ? Est-ce
enfin la non disponibilité de Yannick Souvré ? Toujours est-il
que Bourges n’attaqua pas cette demi-finale, qu’on imaginait certes
disputée, avec la confiance, à défaut de sérénité,
d’une équipe que le classement, l’effectif et le passé auraient
dû lui procurer. Plus curieux : on eut l’impression que le CJMBB
l’aborda même avec une certaine fébrilité qui se transforma
en « craquettes » au fil de son infortune.
A l’inverse, Aix entra sur le parquet sans
se poser de questions. Ou n’eut pas le temps de s’imposer puisque
Harrower prit la maîtrise du jeu et ébranla carrément les
certitudes de son adversaire qui ne recouvra pas ses esprits en dépit
d’un temps mort réclamé en urgence et de quatre changements
d’Olivier Hirsch. Bourges, le basket en quenouilles, perdit la bagatelle
de 8 ballons dans les dix premières minutes et donna, donc, les bâtons
pour se faire rosser par une formation aixoise où chaque joueuse d’un
cinq quasiment pas retouché pendant cette séquence fut prompte à saisir
toutes les opportunités offertes pour signer un 15-0 portant la marque à 23-10.
Mais, c’est bien connu, un bon départ,
un écart creusé trop rapidement ne sont pas forcément de
bons gages d’avenir. Parce que l’un s’emballa dans la facilité,
l’autre serra coudes et dents dans la difficulté, un temps du moins.
Aix eut, alors, sans doute le tort de jouer sur son euphorie et son pourcentage
de réussite fléchit avec ses excès de gourmandise, alors
que Bourges, plus stable avec l’espoir Dieng à la menée,
alla au défi individuel avec plus de bonheur, grâce à Korstine
puis Mélain souvent amenée sur la ligne de réparation (29-32).
Toutefois, Aix, qui dut composer également
avec un petit moment de flottement dû au rappel provisoire de Harrower
sur la touche (3 fautes), se relança à point nommé par la
précieuse Mandic et une Magali Lacroix qui, à peine rentrée,
se rappela au bon souvenir du public clermontois (36-29). Ce nouveau bol d’air
fit son œuvre psychologique. Il stoppa le renouveau berruyer et Aix reprit
la partie avec ses repères collectifs, repensa à son jeu intérieure,
notamment à destination de Berthieu, et put ensuite toujours compter sur
Mandic dont l’opportuniste et la sobriété compensa les petits
abus de Castro Marques.
Renvoyé dans les décors (48-37),
Bourges encaissa un coup de bambou, à l’image de Tuvic commettant
une quatrième faute de dépit que Santos écopa aussi à l’entame
du dernier quart temps. Le moment qu’Harrower et Castro Marques choisirent
pour « enquiller » deux paniers à trois points assassins coup
sur coup et expédier Aix au bonheur devant un Bourges étonnamment
résigné et déconfit.
Le
stade Clermontois Basket Club a eu l'honneur d'avoir dans la
salle Fleury les quatre meilleures équipes du basket
national féminin, (Valenciennes, Bourges, Aix en Provence
et Tarbes), dans les gradins qui ont apprécié le
spectacle contre Orléans, match comptant pour la 22e
journée de Pro B, ( le Stade gagne 90-89 après
prolongation), avec en prime Alain Jardel, (l'entraîneur
de l'équipe de France Féminine) et Jean-Pierre
de Vincenzi (Directeur technique National). Michel Gomez lui
faisant partie du Banc orléanais. Que de noms du basket
français.
-
TOURNOI DE LA FÉDÉRATION - Ce week-end à la
Maison des Sports
Valenciennes, l'ogre du carré
Sur l'élan de son grand chelem réalisé l'an
passé, l'ogre valenciennois sera le favori du 13e Tournoi
de la Fédération, ce week-end, à la Maison
des Sports de Clermont-Ferrand. Bourges, son grand rival, Aix-en-Provence,
le trouble fête, et Tarbes, le « Petit Poucet »,
pourront-ils enrayer sa boulimie ?
CLERMONT-FERRAND. - La phase de classement a
rendu son verdict définitif mercredi soir et force est de constater
que la logique a globalement primé, même si la distribution des
rôles pour le second tour ne fut connue dans sa totalité qu'au
terme de la 22, et dernière journée.
En fait, seul le promu Toulouse, à la
faveur d'un début de saison étonnant, a bouleversé un tantinet
le paysage de l'élite féminine au grand dam de Montpellier et Bordeaux qui
n'avaient sûrement pas envisagé d'être repoussés dans le
groupe C.
En revanche, en haut
de tableau, les choses s'étaient éclaircies plus rapidement. Valenciennes et Bourges,
les deux monstres du basket français, ont vite fait, et bien fait, le
ménage pour s'installer au sommet de la hiérarchie où Aix a
retrouvé son troisième rang, après un championnat 2001-2002
en deçà des exercices précédents. Comme à l'habitude,
la quatrième place, elle, donna lieu à un peu plus de suspense,
mais celui-ci déboucha, finalement, sur une non surprise, avec la qualification
tardive de Tarbes.
Du coup, ce dénouement a formé le
carré idéal pour le premier événement national de
la saison, le Tournoi de la Fédération,
dont l'organisation a été confiée au comité du Puy-de-Dôme.
Ainsi, on retrouvera, ce week-end à la
Maison des Sports, quatre équipes qui cumulent 33 participations en
douze éditions et, surtout, dix des douze titres : cinq pour Valenciennes
(92-94, 97, 98, 2002), quatre pour Bourges (96, 99, 2000, 2001), un pour Tarbes
(95), Aix ayant participé pour sa part à trois finales du temps
de l'époque dorée de Challes, puis de l'écrasante domination
berruyère (91, 99, 2000).
Et la bande d'Abdou N'Diaye peut légitimement
rêver jouer une nouvelle fois les trouble fête. Car, si elle ne s'est
pas toujours montrée très régulière en lâchant
des parties face à des moins bien classés comme Montpellier, Reims
ou Bordeaux, elle a aussi prouvé sa compétitivité sur un
match sec, en obligeant Valenciennes à batailler pour s'en sortir dans
le Nord (74-68) et, surtout, à travers ses deux coups d'éclat devant
Bourges en s'imposant d'une courte tête à la maison (70-69) et plus
nettement au... Prado (68-60).
BOURGES AMBITIEUX
On ne sait si ces deux coquets succès fourniront,
sur le parquet auvergnat, un avantage psychologique à la pimpante attaque
aixoise, conduite par les scoreuses Castro Marques et Berthieu. Mais, une chose
est sûre : un pied de nez provençal est une éventualité qu'il
ne faut pas exclure, même si le CJMBB a profité de la Coupe de France
pour remettre les pendules à l'heure avec une qualification aisée
(79-62).
On peut parier que le Bourges de tout à l'heure
se voudra aussi conquérant. Le triple champion d'Europe n'a pas caché son
intérêt pour un Tournoi qu'il a placé parmi les objectifs
majeurs de sa saison et qu'il considère comme un tremplin à un
peu plus d'une dizaine de jours d'un Final Four qui aura lieu sur les planches
fétiches des « Tango ». Aussi, en tenant compte de ces données,
on lui accordera la préférence.
Quoi qu'il en soit, la quatrième confrontation
de l'année entre ces deux formations promet une demi-finale plus palpitante
que celle qui se jouera à 18 heures. Sans vouloir dévaluer le TGB,
l'autre rencontre apparaît plus déséquilibrée, comme
le furent leurs deux parties en saison régulière achevées
sur le même score (85-56). Tarbes, qui pour l'occasion ne pourra compter
sur la Mozambicaine Machanguana qui a contribué, depuis janvier, au redressement
du club mais a terminé son contrat, tient d'ailleurs un discours réaliste
et brandit une ambition de raison.
Il est, donc, bon de pronostiquer Valenciennes
en finale, d'autant qu'il est peu probable que celui-ci fasse dans la complaisance.
L'USVO, pas du tout repue par son magnifique grand Chelem réalisé l'an
passé, entend bien récidiver. Donc s'offrir sa première
gourmandise de la saison dans une Maison des Sports redevenant, l'espace d'un
week-end, un haut lieu du basket français.
LE
PROGRAMME DU WEEK-END
Aujourd'hui. - Demi-finales : à 18 heures, Valenciennes - Tarbes ; à 20
h 30 : Bourges - Aix-en-Provence.
Dimanche. - 13 h 30: finale pour la troisième place ; 16 heures : finale
du Tournoi.
LES ÉQUIPES
- VALENCIENNES - 4.
Tomaszewski (1,78 m); 5. Le Dréan (1,87 m); 6. Feaster (1,82 m, US);
7. Lawson (1,67 m) ; 8. Batkovic (1,94 m, Aus) ; 9. Sauret (1,83 m) ; 11. Antibe
(1,87 m) ; 12. Wauters (1,93 m, Bel) ; 14. Bertal (1,.90 m) : 15. Joly (1,77
m) Entraîneur : Laurent Buffard.
- BOURGES - 4.
Godoy (1,74) ; - 5. Santos (1,91' m, Bré) ; 6. Souvré (1,75
m) ; 8. Tchangoué (1,75 m) ; 9. Drljaca (1,90 m, You);
10. Korstine (1,85 m); 11. Tuvic (1,96 m, You) ; 12. Mélain
(1,83 m) ; 13. Dijon (1,95 m) ; 14. Ndongue (1,90 m). Entraîneur
: Olivier Hirsch.
- AIX-EN-PROVENCE - 5.
Obama (1,78 m) ; 6. Berthieu (1,89 m); 7. Mandic (1,87 m, You);
8. Harrower (1,65 m, Aus); 10. Lacroix (1,87 m); 11. Castro Marques
(1,81 m, Bre) ; 12. Sy (1,89 m) ; 13. Jekabsone (1,91 m, Let)
; 14. Bertal (1,91 m); 15. Kehrenberg (1,88 m, AII). Entraîneur
Abdou N'Diaye.
- TARBES - 6.
Savasta (1,73 m); 7. Hill (1,81 m, Aus); 8. Gomis (1,80 m); 9.
Dumerc (1,68 m); 11. Sarenac (1,98 m, Slo) ; 12. Tonnerre (1,92
m) ; 14. Seidel (1,93 m) ; 15. Luptakova (1,84 m, You). Entraîneur
: Damien Leyrolles.
- TOURNOI
DE LA FÉDÉRATION - Ce week-end, à Clermont-Ferrand
Tarbes sur la pointe des pieds
TARBES. - Huitième à la fin des matches aller, le Tarbes Gespe
Bigorre (TGB) mesure le chemin parcouru lors de la phase retour. Huit victoires
et trois défaites : c'est presque un sans-faute si l'on considère
que Valenciennes et Bourges sont intouchables. Ce sera encore le cas, ce week-end, à Clermont-Ferrand,
ce qui suffit à limiter d'emblée les ambitions du club pyrénéen
pour le Tournoi de la Fédération : « On peut inquiéter
Bourges et Valenciennes sur un match, pas sur une répétition
de rencontres », ressasse inlassablement Damien Leyroilles, le coach
tarbais depuis plusieurs années.
Alors faire partie du carré d'as du basket féminin français
suffit déjà largement au bonheur du TGB. Car la saison a été pénible,
mal engagée, elle ne doit qu'à l'arrivée de la Mozambicaine,
Clarisse Machanguana, d'avoir pu inverser le cours des choses.
DU BORD DU GOUFFRE...
Finaliste de la Coupe Ronchetti et troisième du championnat, l'an dernier,
Tarbes s'est, en effet, affaibli. Retraite pour Polina Tzekova, la plus belle « gâchette » de
la Ligue, grossesse pour PAustralienne Carta Boyd, repêchage tardif (fin
juillet) en Euroligue, recrutement raté, le cru 2003 du TGB a longtemps
souffert de la comparaison.
D'autre part, les deux recrues intérieures, Radunovic et Seidel, constituent
autant de déceptions. Jo Hill et Martina Luptakova ont abordé blessées
la saison et n'ont été véritablement opérationnelles
qu'à partir de janvier. On passe outre l'épisode Reed, la recrue
américaine restée cinq jours à Tarbes en octobre et la
fatigue de l'Euroligue (seize matches dont treize défaites), on en arrive à un
TGB au bord du gouffre et du groupe C, à l'attaque de la phase retour.
... AU MIRACLE DE LA 4e PLACE
Tarbes a souvent joué à six. Sarenac et Savasta ont tenu la baraque
durant trois mois. Céline Dumerc et Emilie Gomis, jeunes internationales,
se sont affirmées. Mais le TGB restait extrêmement fragile, efficace
défensivement, mais bien maladroit sur le plan offensif.
L'arrivée, le 15 janvier, de Clarisse Machanguana a changé la
donne et accru le potentiel offensif du TGB. Avec une rotation supplémentaire,
avec une intérieure de poids en plus, l'équipe de Damien Leyrolles
a retrouvé a retrouvé la confiance et un potentiel plus conforme à un
effectif riche de huit internationales.
A la faveur d'un calendrier favorable, avec les cinq derniers matches à domicile,
le TGB a ainsi gratté tous ses adversaires (Nice, Mondeville, Montpellier,
Villeneuve-d'Ascq, Toulouse), pour finir quatrième.
Une sorte de miracle si l'on considère les trois premiers mois de la
compétition. « C'est la victoire d'un groupe, d'une équipe »,
saluait Damien Leyrolles, à l'issue de la qualification samedi dernier
contre Nice. D'un esprit aussi, qui peut s'envoler puisque toutes les joueuses
sont en fin de contrat.
Maintenant, le TGB a perdu Machanguana, en fin de contrat, et ne sait pas si
Sarenac, blessée à un mollet, sera du déplacement en Auvergne.
Autant dire que les ambitions seront modestes comme pour les play-offs de groupe
A qui suivront.
-
Edito du 28 mars 2003
- TOURNOI
DE LA FÉDÉRATION - Face à Bourges,
samedi
Aix, un outsider à prendre au sérieux
AIX-EN-PROVENCE. - Même si les protégées d'Abdou N'Diaye
totalisent huit défaites pour quinze succès dans la
phase régulière du championnat de Ligue féminine,
ces dernières possèdent les atouts nécessaires pour réaliser
une belle performance, ce weekend, à Clermont-Ferrand. Vieil habitué du
Tournoi de la Fédération, le Aix-en-Provence BasketBall,
au niveau féminin entend, cette année, jouer les troublefête.
Son premier adversaire en demi-finales sera son éternel compagnon de
route, Bourges. Et pour le moment, les Provençales mènent deux
victoires à une (deux succès en championnat pour une défaite en
8es de finale de la Coupe de France). C'est dire si cet affrontement, prévu
samedi, s'annonce chaud et indécis. L'effectif aixois comporte des joueuses
de talent, capables de hisser leur niveau de jeu afin de tutoyer les sommets.
En premier lieu, l'Australienne .Kristie Harrower, une meneuse de jeu à la
vivacité et l'expérience incontestable. Les ailières Lara
Mandic, Iziane CastroMarques, ainsi que Marie-Sophie Aubama, sont également
de redoutables combattantes apportant par leur efficacité à mi-distance.
Dans le secteur intérieur, l'internationale et capitaine aixoise, Lucienne
Berthieu, est exacte au rendez-vous, mettant à profit sa grande taille.
Très à l'aise sous les panneaux, elle est, avec Anda Jekabsone,
un véritable poison pour les défenses adverses. Saluons aussi
le retour de Magali Lacroix qui, par sa polyvalence, devrait s'acclimater de
nouveau très vite au schéma de jeu mis en place par le coach.
TENIR QUARANTE MINUTES
Mais dans cet effectif, on retrouve également Martina Kehrenberg, Panda
Sy et Geneviève Bertal qui complètent à merveille un groupe
homogène et solide. Cependant, le point faible aixois semble être
récurrent cette année. La défense, encore et toujours
cette satanée défense. A l'extérieur comme à domicile,
les Aixoises ont souvent plié sous les coups de boutoir de leurs adversaires.
Tenir pendant quarante minutes n'a pas été une consigne respectée à la
lettre par les Provençales tout au long de la saison. Et ce défaut
pourrait fort bien coûter cher à cet effectif toujours en course,
parallèlement, en Eurocup (Aix disputera les
quarts de finale contre Ales
sandria, les 2 et 9 avril). Mais la priorité du moment reste ce
Tournoi de la Fédération, avec un choc initial contre Bourges.
Les Aixoises connaissent par cceur leurs adversaires et s'offrir une finale
ne déplairait pas du tout au coach Abdou N'Diaye. Ensuite, une éventuelle
finale constituerait une agréable cerise sur le gâteau.
Location. - Afin d'assurer la promotion
du Tournoi de la Fédération, le comité du
Puy-deDôme a tenu à pratiquer des prix attractifs,
validés par la FFBB. Deux formules et quatre tarifs sont
proposés. Le Pass' journée (2 matches) : 9 € (public),
7 € (club et tarif groupe public à partir de 5 personnes),
6 € (tarif groupe club). Le Pass' 4 matches : 15 € (public),
12 € (club et tarif groupe public), 10 € (tarif groupe
club). Les billets sont disponibles au Comité du Puy-de-Dôme,
63, avenue Barbier-Daubrée, 63100 ClermontFerrand.
BOURGES: SOUVRÉ PRÉSENTE
La meneuse et capitaine du CJM Bourges, Yannick Souvré (33 ans), qui
souffre de douleurs récurrentes dans le dos, fera le voyage à Clermont-Ferrand.
L'ancienne internationale n'a pas joué mercredi soir lors de la victoire
du CJM au Stade Clermontois (89-62). « Il
faut considérer qu'elle sera avec nous samedi », a dit son entraîneur,
Olivier Hirsch, sans toutefois préciser si elle jouerait ou non.
Le Tournoi de la Fédération
fête ses 13 ans cette année à Clermont-Ferrand
(Puy de Dôme, 63). Cette compétition très attendue
et organisée par la Fédération Française
de basket Ball, regroupe les quatre meilleures équipes de
la Ligue Féminine à l’issue de la
phase régulière, le Top 4.
L’enjeu du Tournoi : une éventuelle
place en Euroligue avant
d'enbrayer la seconde phase du championnat. Quatre rencontres au
sommet pendant le week-end.
Le 29 & 30 MARS 2003 à la MAISON
DES SPORTS
Organisé par le
COMITE DEPARTEMENTAL DE BASKET Tél. 04.73.92.48.54
63, avenue Barbier-Daubrée
63100 CLERMONT-FERRAND
BILLETTERIE OUVERTE
| Prix des places |
CLUBS |
PUBLIC |
| - Pass’journée (2 matches) |
7 Euros |
9 Euros |
| - Pass’ 4 matches |
12 Euros |
15 Euros |
| - Tarif groupe 2 matches |
6 Euros |
7 Euros |
| - Tarif groupe 4 matches |
10 Euros |
12 Euros |
| - Place privilège * |
50 Euros |
| * Elle donne droit à l'accès au VIP en plus
des 4 matches |
|
Deux possibilités:
- Les billets sont expédiés par pli recommandé avec les
frais à la charge du "client" dès l'édition
des billets(10/03/03)
- Les billets peuvent être retirés au Comité à partir
du lundi 10 mars 2003.
-
Edito du 20 mars 2003
TOURNOI DE LA FÉDÉRATION -
29 et 30 mars, à Clermont
Encore une inconnue
Valenciennes,
Bourges et Aix seront réunis à Clermont-Ferrand,
les 29 et 30 mars, pour le Tournoi de la Fédération.
Reste à connaître le quatrième invité de
la Maison des Sports. Tarbes tient la corde, Nice peut rêver,
avant leur rencontre, samedi, en championnat.
- La Ligue féminine est sous tension. A
deux journées de la fin qui se dérouleront ce
samedi et mercredi prochain, la
phase de classement du championnat n'a
délivré, en effet, son secret qu'en partie, en grande partie c'est
vrai.
Néanmoins, du fait d'un gros resserrement
entre les deux extrémités distendues du
classement, pas un seul des trois groupes qui formeront la deuxième
partie de saison n'est encore complètement constitué.
QUI EN PLAY-DOWNS?
On ne sait pas encore, par exemple, qui participera,
avec le SCAB et Reims, aux angoissants play-downs. Certes, Bordeaux a bien déjà un
pied dans le vide, mais il peut encore espérer se sauver en coiffant au
poteau Villeneuve-d'Ascq, Toulouse, Mondeville ou Montpellier, quatre clubs toujours
sous la menace d'une fin de saison à inquiétude.
De même, en haut de tableau, si un tiercé avec
Valenciennes, Bourges et Aix s'est bien dégagé, le dernier -costaud » qui
luttera pour le titre n'est pas encore connu. Pour l'heure, Tarbes tient la corde,
mais Nice peut toujours espérer entrer en force dans ce carré d'as.
Ce qui veut dire que, sachant que la participation
au Tournoi de la Fédération est déterminée par le
classement final, le plateau, qui sera présenté les 29 et 30 mars, à la
Maison des Sports de Clermont-Ferrand, comporte toujours une inconnue. Laquelle
pourrait bien être levée dans 48 heures, puisqu'au programme de la
21e journée figure un certain... Tarbes - Nice explosif.
DÉCISIF
Cette confrontation peut, effectivement, s'avérer
décisive dans le cas où les Tarbaises, en Bigorre, remettraient
les compteurs à zéro après leur courte défaite connue à l'aller
(74-72), ce qui leur ouvrirait les portes
du groupe A et de la Maison des Sports puisqu'elles compteraient, alors, deux
victoires d'avance.
En revanche, si les partenaires de Jouandon récidivent,
ce qui n'est pas à exclure, la quatrième place se jouerait lors
de la dernière levée,
Tarbes recevant Bordeaux et Nice accueillant Aix-en-Provence, mercredi
soir.
Quel que soit le qualifié, il aura toutefois
peu de chances de bien figurer sous les projecteurs clermontois. Car ce dernier,
en raison de son rang, devra se coltiner d'entrée l'ogre valenciennois
qui détient le trophée, après son superbe triplé -
Euroligue, Tournoi, championnat - réalisé la saison passée.
Or, comme les filles de Laurent Buffard sont restées sur les mêmes
bases...
L'autre demi-finale apparaît beaucoup plus équilibrée.
Aix-en-Provence, qui renouera avec une compétition dont elle avait été écartée
en 2002 par Bordeaux, semble davantage en mesure de tenir tête à l'autre
monstre du basket féminin français. Certes, la semaine dernière,
Bourges a éliminé sèchement son futur adversaire en huitièmes
de finale de la Coupe de France (79-62). Mais ce serait
oublier que les Aixoises avaient réussi, auparavant, le doublé en
championnat, en gagnant à domicile (70-69),
tout comme au Prado (68-60).
Aussi, dans le cadre d'un Tournoi qui, rappelons-le,
délivre un billet européen, leurs retrouvailles constitueront sûrement
le moment fort du samedi soir.
LE PROGRAMME
Samedi 29 mars. - Demi-finales : Valenciennes - Tarbes ou Nice (18 heures)
; Bourges - Aix-en-Provence (20 h 30).
Dimanche 30 mars. - 13 h 30 : finale pour la troisième place ; 16 heures
: finale du Tournoi.
LOCATION. - Afin d'assurer la promotion
du Tournoi de la Fédération, le
comité du Puy-de-Dôme a tenu à pratiquer
des prix attractifs, validés par la FFBB.
Deux formules et quatre tarifs sont proposés. Le Pass' journée
(2 matches) : 9 € (public), 7 € (club et tarif groupe public à partir
de 5 personnes), 6 € (tarif groupe club). Le Pass' 4 matches : 15 € (public),
12 € (club et tarif groupe public), 10,9 (tarif groupe club).
Les billets sont disponibles au
comité du Puy-de-Dôme, 63, avenue Barbier-Daubrée,
63100 Clermont-Ferrand
- La dernière journée de
LFB
- La dernière journée de
NF1
- La dernière journée de
NF3
- La coupe de France - Les 16èmes de finale
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